Les riverains et la Commune rejettent le Master Plan des Dames Blanches

La présentation du « Master Plan » des Dames Blanches le 12 septembre dernier a eu l’effet d’une bombe. Un projet pratiquement inchangé par rapport aux demandes faites par les riverains depuis un an, avec la confirmation d’une densité beaucoup trop forte et d’une mobilité induite incontrôlée. Ce qui a amené, tant la Commune de Woluwe-Saint-Pierre que les riverains membres du Comité de Pilotage, à rejeter le projet de Master Plan lors de la dernière réunion du comité de pilotage du 28 septembre.

Densité et mobilité: aucune solution

Le Master Plan proposé ne rencontre pas la demande essentielle, faite depuis le début du «processus participatif» lancé il y a un an, de réduire la densité du projet en tenant compte de celle des trois quartiers environnants et du PPAS communal voté en 2001 et prévoyant 150 logements. Sans que le Master Plan ne précise encore si la densité retenue sera de 350, 450 voire 500 logements.

Le Master Plan ne résout pas non plus le problème de la mobilité, comme l’a démontré la présentation faite le 12 septembre. Comment faire transiter, par une seule issue pratiquée dans l’avenue des Dames Blanches, un flux de 400 à 500 véhicules (voire davantage) durant les heures de pointe ? Sans répondre à cette question, et en reconnaissant les difficultés de circulation, les promoteurs du projet envisagent, au mieux, d’élargir les voies de circulation dans l’avenue des Dames Blanches en supprimant les parkings sur un côté. Notre crainte sur la transformation de l’avenue des Dames Blanches en boulevard était donc fondée.

Au total, c’est donc bien la qualité de vie des habitants actuels et futurs qui est mise en danger par ce Master Plan.

C’est dans ce contexte que les huit représentants des riverains et la Commune de Woluwe-Saint-Pierre, ont rejeté le Master Plan à l‘unanimité.
Désormais, la balle est dans le camp de la SLRB (Société du Logement de la Région Bruxelloise), propriétaire du terrain. Elle aura à se déterminer sur la suite des événements lors de son conseil d’administration qui devrait se tenir en novembre prochain.
Comme l’a rappelé justement, Yves Lemmens, directeur Général de la SLRB, le choix de l’urbanisation du champ des Dames Blanches est éminemment politique.

Découvrez  les courriers envoyés par les riverains et par la Commune de Woluwe-Saint-Pierre à Yves Lemmens, directeur Général de la SLRB.

Pour lire, cliquez ici:

La lettre des riverains

La lettre de la commune de Woluwe-St-Pierre

Présentation du Master Plan des Dames Blanches: soyez nombreux le 12 septembre

Le 12 septembre aura lieu la présentation de la version finale du Master Plan d’urbanisation du champ des Dames Blanches. Ce plan est proposé par la Région et la SLRB. Un projet qui risque de bouleverser la qualité de vie dans le quartier si l’on s’en tient aux déclarations faites par les promoteurs lors de l’«atelier» du mois de juin. Quelles que soient les opinons de chacun, il est crucial que tous les habitants des quartiers concernés soient présents pour découvrir ce projet qui devrait prévoir plus de 350 (voire 450) logements sur un terrain enclavé, proche de la forêt et dont la totalité du trafic se déverserait dans l’avenue des Dames Blanches,

Si tel est le cas, le Master Plan serait un véritable désastre pour notre quartier.

Les auteurs de ce qui sera présenté comme le Master Plan ont concédé quelques modifications sur l’emplacement des potagers et la taille des arbustes. Le gabarit et la perspective de certains bâtiments ont été –un peu- modifiés mais, sur le fond, rien ne change.
Et surtout pas la densité de 350 à 450 logements qui n’a jamais été négociable lors des «ateliers participatifs ». Ce qui représente, au bas mot, plus d’un millier d’habitants, plus de 500 voitures, et un seul accès par l’avenue des Dames Blanches, alors que le PPAS de la Commune (toujours en vigueur rappelons-le), prévoit deux sorties pour un lotissement, non pas de 350, mais de moins de 150 logements. Projet qui avait reçu l’assentiment de la population lors de son vote par la majorité de l’époque.

Le « boulevard » de l’Avenue des Dames Blanches

Il serait même question d’élargir l’avenue des Dames Blanches, comme le suggérait déjà le projet avorté de la ministre Françoise Dupuis. L’avenue deviendrait alors un boulevard, facteur d’insécurité à proximité de la nouvelle plaine de jeux.

Un tel projet pharaonique de centaines de logements exigera de très longues années de construction. Durant toutes ces années, les riverains seront soumis à la pollution sonore et atmosphérique du chantier pour lotir et bétonner le champ.

Si la densité annoncée est maintenue, ce projet augmentera davantage encore les embouteillages déjà quotidiens dans l’avenue Baron Huart et les croisements difficiles dans l’avenue des Dames Blanches.

Au moment de publier cet appel à être nombreux le 12 septembre, nous ignorons encore ce que nous réservera le Master Plan. Mais s’il s’inscrit dans la prolongation de ce qui nous est annoncé depuis près de 9 mois, le quartier des Dames Blanches a tout lieu de s’inquiéter.
C’est toute une qualité de vie qui risque de disparaître.

Il n’est pas question de s’opposer à la construction d’un terrain dont la vocation est d’être bâti, mais la situation même du terrain et la densité moyenne des quartiers qui l’entourent imposent un projet plus ambitieux en termes de qualité de vie de tous les habitants. Ceux qui y vivent déjà et ceux qui viendront s’y ajouter.

Soyez nombreux le 12 septembre à 19h30 à l’ICHEC, rue au Bois 365.

Et parlez-en autour de vous.

Le maintien du rôle de la Commission royale des monuments et sites : une bonne nouvelle pour les Dames Blanches

Alors que la majorité bruxelloise désirait supprimer l’avis conforme de la CRMS, la pression de certaines associations de protection du patrimoine et de citoyens regroupés en collectif ont réussi à imposer leur vue.

Notamment par une pétition de 4200 signatures. Le but du gouvernement de la Région bruxelloise était de remplacer l’avis obligatoire de la CRMS par l’intervention d’un fonctionnaire « délégué au patrimoine ». L’avis de la CRMS n’aurait, alors, plus été contraignant. Avec pour conséquence de livrer des sites et biens remarquables de la Région à la spéculation immobilière, privée ou publique. En principe, le Parlement bruxellois votera le maintien du rôle de la CRMS à la rentrée.

L’avenue des Dames Blanches reconnue  « zone d’Intérêt »

Rappelons que, lors d’un projet ancien sur le champ, la CRMS avait insisté sur l’intérêt urbanistique de l’avenue des Dames blanches. L’avenue des Dames Blanches est considérée comme une Zone d’intérêt culturel, historique, esthétique ou d’embellissement (Ziche). Le quartier Dames Blanches portant la signature de l’architecte L De Koninck.

Dans ces zones, la modification de la situation existante, du fait des gabarits ou de l’aspect des façades visibles depuis les espaces accessibles au public, est subordonnée à des conditions particulières résultant de la nécessité de sauvegarder ou de valoriser les qualités culturelles, historiques ou esthétiques de ces périmètres ou de promouvoir leur embellissement, y compris au travers de la qualité de l’architecture des constructions et des installations à ériger. L’aspect de l’avenue des Dames Blanches ne devrait donc pas être modifié. De même que la largeur de voierie actuelle.

Une ligne de bus avenue des Dames Blanches

La Commune de Woluwe-Saint-Pierre a proposé à la STIB de créer une nouvelle ligne de bus qui passerait avenue des Dames Blanches, avec un terminus au rond point de l’Orée et un arrêt au coin de l’avenue des Dames Blanches et du Tir aux Pigeons (voir plan mobilité sur le site de la commune). La transformation et l’élargissement de l’avenue en boulevard routier devient alors incontournable. Cette ligne ne remplacerait pas le bus 36, mais viendrait s’y ajouter.
Lors du premier « atelier » sur l’avenir du champ, un représentant de la STIB nous avait pourtant dit que la densité de voyageurs se rendant dans le quartier Sainte-Alix n’était pas importante et que l’utilisation de l’avenue des Dames Blanches n’était pas à l’ordre du jour.

Des centaines de logements sur le champ des Dames Blanches, qu’en pensez-vous?

Venez nombreux à la réunion organisée par les promoteurs du projet le 1er juin au centre communautaire de Joli-Bois.

Alors qu’il existe déjà, depuis plus de 15 ans, un plan particulier d’affectation au sol (PPAS) prévoyant un lotissement de 130 logements, la Région bruxelloise a l’intention de supprimer ce plan et de construire plusieurs centaines de logements sur le champ des Dames Blanches.

Après plusieurs «ateliers participatifs» qui visent plutôt à convaincre les participants qu’à accepter des modifications au plan proposé par la Région, il apparaît que le nombre de logements (entre 300 et 400) et la gestion du trafic, ne donnent pas lieu à discussion avec les riverains.

Comment seront gérés les embouteillages aux heures de pointe par la seule et unique sortie de l’avenue des Dames Blanches prévue par le Master Plan? Une seconde sortie avenue des Lauriers était pourtant prévue.

L’avenue des Dames Blanches sera-t-elle élargie par la commune pour en faire un boulevard urbain?

Venez nombreux à l’atelier du 1er juin: 19H30 au Centre Communautaire de Joli-Bois.

Promenades d’Uccle: 11,5ha, 298 logements, deux voies d’accès

Les habitants d’un quartier d’Uccle se sont battus des années pour réduire la densité prévue pour un lotissement. Au final, moins de 300 logements sur un terrain plus grand que celui du champ des Dames Blanches. (11,5ha).
Le contexte était pourtant identique: soucis hydrologiques, terrain enclavé dans une zone boisée et trafic perturbant… Et finalement deux voies d’accès pour éviter des problèmes de trafic.

Dames Blanches: processus participatif ou leadership toxique?

 

Depuis des semaines se déroulent des rassemblements sur le thème du lotissement des dames blanches : promenade dans le champ, conférence de « spécialistes » sur la « densité et la mixité », réunion avec la ministre du Logement, comité de pilotage…  Faute de vraie discussion sur l’avenir du quartier, les habitants n’accrochent visiblement pas.  Et se lassent. Assiste-t-on à un processus participatif, ou à un leadership basé sur la participation? De l’enfumage ?

Kurt Lewin, spécialiste du mangement et du leadership a expliqué dans ses ouvrages que le style démocratique peut avoir « l’apparence externe d’un leadership altruiste. La meilleure façon d’encourager les gens à donner le meilleur d’eux-mêmes est de s’intéresser à eux. Soit cette précaution est sincère et le leadership se rapproche d’un leadership authentique, soit la démarche est purement fictive et hypocrite et le leadership démocratique a tendance à verser du côté du leadership toxique. »

Aspects négatifs du leadership participatif

Le côté négatif de cette théorie survient quand les organisateurs d’un débat demandent l’avis à la population mais n’en tiennent pas compte, sans en donner de justification ou tout simplement parce qu’ils n’estiment pas cette solution convenable. Son comportement peut alors être interprété comme du mépris ou du cynisme par l’entourage.

Nous ne ferons pas de procès d’intention, mais la question de la densité de logement et de la mobilité semble rester un tabou. Comme la probabilité d’élargir l’avenue des Dames Blanches pour en faire un boulevard.

Rappelons qu’il y avait 4  projets remis à la SLRB  pour obtenir le marché de Masterplan des Dames Blanches, et qu’un seul a été retenu, sans que soit demandé l’avis de la population.

La participation citoyenne est en danger

dames blanches 1

Ce sont Inter environnement Bruxelles et l’Arau qui le disent : la réforme des règles d’aménagement du territoire a pour but de réduire  la participation des habitants de la capitale.  Et aussi la protection de l’environnement. Il suffit, pour le ministre bruxellois compétent d’invoquer l’intérêt général pour balayer l’avis de la population. Le but de la réforme: accélérer les procédures de délivrance des permis.  Dans le même temps, l’avis de la Commission des Monuments et Sites  ne serait plus contraignant.  Lire l’article ci-joint

Article du journal Le Soir du 13 mars 2017

Et pourquoi pas une ferme sur le champ des Dames Blanches?

Et si une ferme péri-urbaine s’implantait sur le champ des Dames Blanches? C’est le projet « la ferme des Dames Blanches » proposé par un groupe de riverains.

Des jeunes du quartier, actifs dans l’agriculture urbaine, lancent l’idée d’implanter, aux Dames Blanches, une ferme péri-urbaine innovante fondée sur les principes de la permaculture et de l’agriculture sans pétrole. Le projet sera très prochainement présenté conjointement au grand public (riverains, comité de quartier,…) et aux politiques (échevins, SLRB, cabinet Frémault ,…).

Boris Delaide (chercheur en agriculture urbaine à Gembloux) et Jonathan de Patoul (vétérinaire de formation), à l’origine du projet, pensent que celui-ci s’inscrit parfaitement dans la politique Good Food portée par la région Bruxelles-Capitale. Le site des Dames Blanches pourrait accueillir une production agricole du type maraîchage et fruits. Les produits pourront être vendus directement aux voisins via un système de panier et aux épiceries bio locales. En outre, du petit élevage, des vergers, et la production de fromage de brebis, comme au Chant des Cailles, seraient tout à fait envisageable à condition que le Masterplan de la SLRB y alloue l’espace nécessaire, assurent-ils.

 

L’agenda du « processus participatif » du projet Dames Blanches

Voici la présentation remise lors de la deuxième réunion du Comité de pilotage. Cette réunion avait pour unique but d’expliquer l’agenda de la procédure. De nombreuses remarques ont été faites par les habitants du quartier, mais ne figurent pas dans le PV de la réunion. Pour les prochaines réunions, nous en demanderons des PV complets.

Processus Part DB – version 15-12